vendredi 17 novembre 2017

MALGRÉ LE BLOCUS ÉTASUNIEN: CARACAS PEUT COMPTER SUR POUTINE

Venezuela : En quoi consiste le refinancement de la dette avec la Russie

17 Novembre 2017



Contrairement à ce que prétendent ceux qui crient au défaut de paiement, le Venezuela a réussi à rééchelonner les paiements de sa dette envers la Fédération de Russie.

Il y a plus d'une semaine, Antón Siluánov, le ministre des Finances russe a affirmé que le Gouvernement du Venezuela avait accepté les conditions de restructuration de sa dette proposées par le Kremlin.

La délégation vénézuélienne, composée par le ministre de l’Économie et des Finances, Simón Zerpa, le ministre de l'Agriculture de Production et des Terres également vice-président pour le secteur de l’Économie et des Finances, Wilmar Castro Soteldo, s'est rendue à Moscou pour négocier définitivement le paiement de quelques 3 150 millions de dollars qui devaient être payés à court et moyen terme.

Le ministre des Finances russe a confirmé dans un communiqué que le nouveau terme de l'échéance de la dette fixe des paiements pendant 10 ans. Pendant les 6 premières années, les paiements seront minimes.

RT en Espagnol informe qu'en 2011, «  Moscou a accordé un prêt de 4 000 millions de dollars au Venezuela pour financer la fourniture de produits industriels russes et qu'en 2014 Caracas a demandé une prolongation du délai de crédit. »

Wilmar Castro a déclaré aux médias russes que la solvabilité technique et financière entre les 2 pays confirme le renforcement de leur alliance stratégique.

De cette façon, le gouvernement vénézuélien essaie d'étaler la charge de paiement à court et moyen terme de la dette extérieure envers la Russie pour essentiellement essayer de résoudre les problèmes économiques les plus urgents du pays.

Le porte-parole de la Chancellerie, Geng Shuang, a précisé lors d’une conférence de presse que la coopération entre Pékin et Caracas dans tous les domaines, même en ce qui concerne le refinancement, « se déroule normalement » : « Nous pensons que le Gouvernement vénézuélien et son peuple sont capables de gérer correctement les problèmes de leur dette. Actuellement, notre coopération financière continue comme d'habitude. »

Le défaut de paiement dont on parle tant n'existe pas

A la suite de l'incertitude fabriquée par les médias d'opposition vénézuéliens et internationaux, certains secteurs de la finance, en Occident, ont alerté à propos d'un soi-disant « défaut de paiement » de la part du Venezuela.

Ceux qui parient sur le fait que le Venezuela ne puisse pas payer souverainement sa dette extérieure sont ceux qu'on appelle « les fonds vautours » et des groupes particuliers de la structure financière étasunienne qui font pression sur les politiques de sanctions de la Maison Blanche.

Cependant, les engagements financiers du Venezuela ont été tenus malgré le blocus financier que le Gouvernement étasunien a décrété dans l'ordre exécutif du 25 août dernier. C'est ce qu'a affirmé PDVSA concernant le paiement des intérêts des bons 2017, 2020 et 2027.

en plus, la dette qui a été payée cette année s'accompagne de la projection de quelques 8 000 millions de dollars d'engagements prévus pour 2018 qui sont actuellement en processus de restructuration.

Dans ce contexte de paiement des détenteurs de bons et de restructuration de la dette, le Gouvernement de Nicolás Maduro renégocie la dette avec un créancier d’une grande importance dans l'arène géopolitique : son allié stratégique russe. Précisément pour éviter, face à la communauté financière internationale, la qualification définitive « d'impayé » ou défaut de paiement.

Traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Source en espagnol :


jeudi 16 novembre 2017

APRÈS L'ASSASSINAT DE KADHAFI: LES "REBELLES" DE BHL ONT RÉTABLI L'ESCLAVAGISME



Esclavage au 21e siècle.

Après l'horreur du reportage diffusé le 15 novembre sur France 2

Publié le 16 Novembre 2017


En rester là ? 
Esclavage au 21e siècle. Après l'horreur du reportage diffusé le 15 novembre sur France 2

Qui va interpeller le Tribunal Pénal International pour qu' au même titre que les esclavagistes vendeurs et acheteurs d'humains, les responsables de cette situation soient arrêtés et jugés ?
Qui en France puisque tout part de là, va interpeller la cour de justice de la République pour que les coupables alors en responsabilité initiales en France soient jugés?
Et ce Bernard Henry Lévy, coiffé de ses différentes casquettes : officiellement philosophe, barbouzard de toutes les causes réactionnaires,  stratège de l'impérialisme pour conseiller les princes, diplomate officiel à ses heures perdues, il a posé le cadre de son intervention , lors d'une conférence qu'il a tenue en octobre 2015 à l’Institut des Hautes Études de la Défense Nationale Française.
Un florilège à mesurer à l'aune du parcours de cette kalachnikov idéologique de service :   
« une guerre est juste lorsque la cause est juste, quand l’intention est droite, quand on a de bonnes raisons de penser que le mal que l’on fera sera moins grand que le mal que l’on évitera, lorsque cette guerre peut se placer sous un mandat politique qui entre en conformité avec la légalité internationale et quand elle n’est pas fondée sur un ou des mensonges ». (BHL octobre 2015)
Notons la question du mensonge, dans ce dossier elle fait Boomerang
Le Conseiller d' Hilary Clinton (Sidney Blumenthal)  écrit en 2011 (notez la date et rappelez vous qui est à l'Élysée : " « Des sources ayant un excellent accès à la DGSE indiquent que Lévy utilise son statut de journaliste comme couverture pour ses activités. En fait, il travaille directement sous les ordres de Sarkozy. La DGSE et les militaires français impliqués dans la rébellion libyenne se plaignent du statut d’“amateur talentueux” de Lévy, mais admettent qu’il est très efficace pour négocier avec les rebelles, tout en ayant la confiance complète de Sarkozy. » 

Qui sont les rebelles en question? Ce sont ceux qui maintenant vendent de l'humain sur les place publique de Libye après que Sarkozy soit intervenu militairement pour renverser un chef d'état dont on peut penser bien du mal mais qui dirigeait un pays où contrairement au Émirats ou l'Arabie saoudite, les femmes avaient des droits équivalents  à ceux des hommes et où l'esclavagisme avait depuis longtemps été éradiqué.

Sarkozy, Bernard Henri Lévy, comparses et consorts officiels et barbouzards de tout acabit  (à retrouver autour des mallettes de billets et ventes d'armes) sont donc cause, complices et responsables de la réapparition de cette abjection qu'est l'esclavagisme.

Qui ici va saisir la Cour de justice de la République pour les uns, le parquet anti-terrorisme pour les autres , prendre langue avec le TPI pour que les coupables soient jugés, condamnés avec la plus grande rigueur pour ce qui relève selon l'ONU du crime contre l'humanité?
Qui ???

LES "RÉSEAUX SOCIAUX":PAROLE D'ÉCRIVAIN

Le penseur et écrivain Umberto Eco a dit au revoir à notre monde il y a près d’un an, mais avant cela, il a exprimé son opinion sévère sur l’effet que les réseaux sociaux avaient sur la société.
« Les réseaux sociaux ont généré une invasion d’imbéciles qui donnent le droit de parler à des légions d’idiots qui auparavant ne parlaient qu’au bar après un verre de vin, sans nuire à la communauté et ont maintenant le même droit de parler qu’un Prix ​​Nobel: C’est l’invasion des imbéciles », a-t-il dit, et cela malgré le fait qu’il n’a pas vécu pour voir un youtuber donner des biscuits pour cure-dents aux sans-abri.
 Umberto Eco 1984.jpg

« Le drame Internet est qu’il a promu le fou du peuple au niveau de porteur de la vérité. »

Note: et que dire des "news" publiées sur les pages d'ouverture d'internet Orange, avec des titres débiles, racoleurs, bourrés  de fautes de langage, des articles sans aucun intérêt, que celui de lécher le c... des puissants et des "pipoles" trop heureux qu'on étale les frasques de leur vie privée, ce qui n'intéresse que les imbéciles, des "papiers" rédigés par des gens souvent incultes: de plus, ils invitent le lecteur  à "réagir", puis ces "rédacteurs" ou leurs sbires se permettent de censurer ce qui leur déplait, ce qu'ils ne comprennent pas, de l'effacer illico, dès lors que cette réaction est acerbe, vive, juste, même si elle est modérée et citoyenne, parce que ces gens-là, payés par nous, abonnés, n'ont aucune conscience citoyenne que celle d'obéir à ce système médiocre qui les rémunère! Ils laissent par contre les racistes anonymes éructer leur haine imbécile à longueur de colonne, alors que le racisme n'est pas une opinion, c'est un délit, un crime au regard de la loi, ce que les responsables de ces sites persistent à ignorer, au mépris des citoyens qui continuent de jeter leurs cris d'alarme. 
Mais Umberto Eco utilisait-il internet, et sa page d'ouverture d'Orange? Aussi dangereuse que les réseaux dits "sociaux".....

USA/OTAN CONTRE NATIONS LIBRES



Caracas (Prensa Latina) Une fois de plus, l'alarme retentit dans le Vénézuela de Simon Bolivar; le gouvernement tente de freiner l'assaut d'une agression économique qui semble s'éterniser mais l'hyper-inflation est dévastatrice.


Vénézuela: une fois de plus, l'alarme retentit

Publié le par anonyme
À l'évidence, les ennemis de l'intérieur et de l'extérieur essaient de créer une atmosphère propice pour continuer leur propagande au sujet d'une "crise humanitaire" justifiant une invasion contre un pays qui appartient à une région dont la majorité des états membres s'accordent pour dire que c'est une zone de paix.

Certains indices confirment que ce plan de déstabilisation n'a pas été abandonné et justifient craintes et alarmes. Un aigle vorace vole en cercles au-dessus d'une nation engagée sur le chemin de l'indépendance, une nation décidée à vivre librement son destin, débarrassée de toute tutelle, une  nation dotée d'une quantité de richesses que n'importe quel empire convoiterait et voudrait avoir sous son contrôle.

Pétrole, gaz, lithium, thorium, fer, uranium, nickel, cuivre, charbon, aluminium : ce n'est qu'une partie de la longue liste des richesses de ce territoire que recouvre un sol fertile et bien irrigué et dont l'aigle, aidé de ses voisins serviles, voudrait s'emparer.

Ces dernières semaines, l'inflation a  augmenté, la viande a disparu de la majorité des étalages. Cette inflation et cette pénurie sont téléguidées de l'extérieur du pays. Le "Cours du Dollar" - cette invention ayant pour but de manipuler le porte-monnaie du peuple- menace de déprécier le taux de change. Il descendrait à 50 000 bolívars pour 1 dollar étasunien.

À ce scénario, il faut ajouter le silence suspect des opposants politiques. Il est permis de douter que la fuite vers les ambassades étrangères (comme, par exemple, celle du dirigeant de l'opposition  Freddy Guevara) soit motivée par la volonté de se mettre à l'abri afin d'éviter une hypothétique détention si notre pays était attaqué.

On entend dire que l'imagination défie l'action de l'Assemblée Nationale Constituante (ANC) et que  le peuple demande davantage d'action. D'aucuns affirment que le temps des politesses est passé, qu'il faut résoudre le problème "armes en mains" ainsi que le proclame le dirigeant socialiste Diosdado Cabello.

Plus loin, aux abords de la frontière sud du pays, des mouvements suspects se précisent, une présence militaire s'entraîne à ce qui pourrait être une agression masquée prenant pour excuse une  peu crédible crise humanitaire.

L'enquêteur vénézuélien Carlos E. Lippo a prévenu que son pays était sous la menace de la dénommée " Opération Amérique Unie", appellation qui n'a  rien à voir avec  une quelconque unité mais derrière laquelle se trouvent les Etats-Unis, l'OTAN, et un groupe de régimes s'affublant du nom de "Groupe de Lima" et dont l'objectif est d'impulser et concrétiser des projets qui - eux non plus- n'ont rien d'humanitaire.

Dans un article dans lequel il décrit l' " Opération Amérique Unie", Lippo signale que des éléments du Commandement Sud des États-Unis, comprenant des forces aériennes, maritimes et terrestres, auxquelles se sont joint des  forces de pays alliés de la région et des " observateurs" de l'OTAN, sont engagées dans des exercices d'entraînement qui ressemblent fort à  des préparatifs d'agression. La ville de Tabatinga, située au Brésil, à 700 km de la frontière sud du Vénézuela, est le centre de ces opérations

Les pays impliqués, fait remarquer l'enquêteur, ne font que peu d'efforts pour occulter leur avidité à mettre la main sur nos ressources minérales à caractère stratégique. Ils ne se soucient guère de dissimuler leurs intentions.

L'amiral Kurt Tidd, général-en-chef du Commandement Sud, a été très clair lors de son intervention devant le Comité des Services Armés du Sénat nord-américain, le 16 avril de cette année, à une semaine des actions terroristes initiées par la contre-révolution vénézuélienne. Il a déclaré:

"... la situation au Vénézuela empire. Elle pourrait engendrer une crise humanitaire ", ce que  les Etats-Unis tentent depuis des années de créer; puis il ajoute: " Cette crise exigera une intervention étrangère", déclaration qui corrobore l'existence d'un plan d'intervention militaire, ce que les plus hautes autorités du pays ont maintes fois nié, souligne Lippo.

Le 6 novembre dernier a débuté l´"Opération Amérique Unie", soi-disant simulacre destiné à répondre à une crise humanitaire pouvant apparaître dans un pays de la région, le Vénézuela pour ne pas le nommer.

Des forces armées appartenant au Etats-Unis, au Brésil, à la Colombie et au Pérou se préparent à cette "éventualité". Leurs exercices sont coordonnés à partir d'une base multinationale "provisoire", construite à cet effet dans la ville de Tabatinga, voisine de Leticia, en Colombie, et de Santa Rosa, au Pérou, à l'endroit nommé "la triple frontière', et qui se trouve à quelques 700 km de la frontière du Vénézuela.

D'après Lippo, " Au point où nous en sommes, il semble que le sort est déjà jeté. Il y a de fortes chances pour que l'empire décide de profiter de ces exercices pour nous envahir avec l'aide de ses mercenaires coloniaux et sans vergogne.

Et n'oublions pas que dès le moment où les Etats-Unis, poussés par leur intérêt à disposer des richesses du Vénézuela, ont converti ce pays en une menace pour leur sécurité interne ( c'est-à-dire le 9 mars 2015, sous la présidence d'Obama), il s'en est suivi une d'innombrables tentatives d'occupation et de déstabilisation, prétextant de toute une série de menaces.

Il faut se souvenir aussi des paroles du président Donald Trump devant les Nations Unies, quand il a déclaré être disposé à envoyer des troupes d'invasion au Vénézuela à des fins  "humanitaires".

Aujourd'hui, les États-Unis portent leur regard à l'intérieur de la frontière vénézuélienne, là où des conditions qui, s'ajoutant à la guerre économique et à la guerre financière ainsi qu'aux difficultés d'approvisionnement, créent de toutes pièces un scénario s'apparentant étrangement à une agression.

L'AmazonLog - c'est le nom donné à ce projet - consiste à établir des zones de guerre qui faciliteront à la fois des incursions discrètes et des opérations rapides pour réagir à telle ou telle situation donnée; ces deux types d'intervention pouvant être effectués par des forces spéciales appartenant aux Etats-Unis, à ses alliés, ou mêmes par des milices privées.

Bien entendu, ceci permettra également des opérations de grande ampleur accompagnées de l'indignation et de la publicité nécessaires afin de répondre à de prétendus périls humanitaires, à l'intérieur du Vénézuela très probablement..

L'Aigle vole toujours; maintenant, des corbeaux l'accompagnent. Au-dessous d'eux , le Vénézuela, sur le qui-vive, continue à forger son rêve de Liberté, selon un les mots du ministre de La Défense, Vladimir Padrino Lopez.

* Correspondant responsable de Prensa Latina au Vénézuela.

Note de Pedrito

"La dictature parfaite, n'est pas CUBA de Fidel CASTRO: c'est le MEXIQUE, parce que c'est une dictature tellement camouflée qu'elle semble ne pas en être une".La formule du Prix Nobel de la Paix Péruvien Mario Vargas LLOSA, fut prononcée lors d'une conférence à MEXICO en 1990, elle décrivait l'habileté développée  è inféoder les intellectuels par le PRI, le parti institutionnel. M. MUNGUIA préférait, lui, le terme de "tyrannie invisible". ( Source: le Monde Diplo de Novembre 2017) 
De quel droit les pays de l'OTAN rangés sous la bannière US continuent-ils de se prendre pour le gendarme du monde, de donner leurs leçons de "démocratie" et de " bonne conduite" aux nations indépendantes débarrassées de la tutelle yankee, alors qu'ils sont incapables de mettre un terme aux crimes d'une pseudo "religion" islamiste, un réseau fasciste qui continue de semer la terreur dans tous les pays du monde, dans une guerre aveugle et inégalitaire, en frappant exclusivement des innocents? 

TRUMP, l'imprévisible clown qui s'enorgueillit "d'attraper les femmes par la chatte" - vous parlez d'une performance intellectuelle !- et  qui ordonne les guerres sur la planète, est-il vraiment le personnage qualifié pour discerner le bien du mal et rechercher la paix juste, au point que les nations libres soient incapables de mettre un terme à sa dangereuse tutelle? DE GAULLE eut un jour le courage de botter magistralement le cul de l'OTAN! Formidable leçon de bravoure et d'indépendance, dont les valets du capital aujourd'hui au pouvoir dans les palais européens feraient bien de s'inspirer, plutôt que prendre les peuples libres pour des inféodés à WASHINGTON qu'eux mêmes persistent  à rester

mercredi 15 novembre 2017

ROBERT DESNOS: LE "DERNIER POÈME"

Robert Desnos, poète résistant, est arrêté par la Gestapo le 22 février 1944 et amené à Compiègne. De là, il est envoyé à Buchenwald, puis à Floha, en Saxe.  Au moment de l'arrivée des troupes alliées, il est déplacé vers Terezine dans l'ancienne Tchécoslovaquie. Une marche de 200 km à pied, des jours de souffrance et de désespoir pour ces hommes affaiblis, sous-alimentés, malades, que l'on achève en cours de route s'ils ne parviennent pas à suivre...
Quand les alliés arrivent à  Terezine, Desnos est atteint du typhus. Il est transporté à l'hôpital militaire installé par les russes pour accueillir les malades. Ceux-ci font appel à des étudiants de la faculté de médecine de Prague pour enrayer l'épidémie.
C'est ainsi qu'un jeune tchèque, Joseph Stuna, lit dans les registres que Robert Desnos est parmi les prisonniers. Épris de poésie française, admirateur du surréalisme et de Robert Desnos, le jeune homme cherche le poète et croit le reconnaître dans les traits émaciés d'un malade; et comme on demande à ce dernier s'il connaît le poète français Robert Desnos, il répond :

- Oui!  Robert Desnos, poète français, c'est moi! C'est moi!

Le 8 juin 1945, Robert Desnos s'éteint. Il devra à la poésie, ce langage universel, de ne pas mourir seul, inconnu, et d'avoir autour de lui des amis pour le soutenir.

On a retrouvé dans la poche de son vêtement un poème qui a pendant longtemps été considéré comme le dernier, dédié à sa femme Youki. Or, il n'en est rien. Le poème a été écrit en 1926 et dédicacé à la Mystérieuse, une autre que Youki. Voir le petit monde de Youki.

Mais le poème, devenu légende, n'a rien perdu de sa beauté.

Yvonne Georges, la muse de Montparnasse, le futur modèle de la chanteuse Barbara,  fut le grand amour de Robert Desnos. Elle avait un répertoire de 200 chansons et seulement une vingtaine fut enregistrée. C’était déjà beaucoup pour l’époque. Elle est morte en 1930, elle avait 33 ans. Le 8 juin 1945, Robert Desnos va mourir en camp de concentration. Avant sa mort, en hommage à sa maîtresse Yvonne, il écrira un dernier poème. 

"J’ai rêvé tellement fort de toi, J’ai tellement marché, tellement parlé, Tellement aimé ton ombre, Qu’il ne me reste plus rien de toi. Il me reste d’être l’ombre parmi les ombres D’être cent fois plus ombre que l’ombre D’être l’ombre qui viendra et reviendra dans ta vie ensoleillée." 


Le "dernier poème" dans la crypte du Mémorial des martyrs de la déportation
Le "dernier poème" dans la crypte du Mémorial des martyrs de la déportation

Extrait de "Domaine public"