jeudi 20 juillet 2017

JUSQU'OÚ POURRA SURFER LE LEPÉNISME ?


Le Temps de la colère,

par Chris Hedges

Chris Hedges est un journaliste américain, prix Politzer, dont les analyses sont reconnues en particulier pour le Moyen Orient. « Ce qu’on ne nous a jamais dit, c’est que le jeu était réglé d’avance. Nous étions toujours condamnés à perdre. Nos villes ont été désindustrialisées et se sont dégradées. Les salaires ont décliné. Notre classe ouvrière s’est appauvrie. La guerre sans fin est devenue, de façon cynique, une activité lucrative. Et la richesse du monde a été saisie par un petit groupe d’oligarques mondiaux. Les kleptocraties, comme celle actuellement installée à Washington, ont volé les gens de façon éhontée. L’idéalisme démocratique est devenu une plaisanterie. Nous ne sommes reliés les uns aux autres, comme l’écrit Mishra, que « par le commerce et la technologie », forces qu’Hanna Arendt a appelées « la solidarité négative ». Il faudrait compléter cette analyse par la manière dont l’idée révolutionnaire, le communisme a été vidé de sa substance en suivant partout les illusions social démocrates et le mensonge éhonté de leur promesse face à la réalité de leur alignement. Et cela n’est pas fini, qui ne voit pas que l’enjeu du prochain congrès du PCF c’est de faire accepter aux militants une force raisonnable, gestionnaire  qui pourtant génère partout l’extrême-droite (note de danielle Bleitrach, titre de Pedrito)

MODESTE EMMANUEL MACRON PREMIER

mardi 18 juillet 2017

MACRON A BIEN CHOISI SES AMIS POLITIQUES


Edouard Philippe, impliqué dans le pillage de l’uranium du Niger par Areva et dans un conflit d’intérêt

Où l’on voit à quel point la République en marche ce n’est pas la simple victoire des « start-up », mais bien le capital prédateur à l’échelle de la planète. Voici un article qui émane de l’observatoire du nucléaire (note de Danielle Bleitrach)

Edouard Philippe, impliqué dans le pillage de l’uranium du Niger par Areva…
… et dans un conflit d’intérêt en tant que maire du Havre au profit de son ancien employeur Areva
http://www.observatoire-du-nucleaire.org/spip.php?article330
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L’Observatoire du nucléaire dénonce la nomination au poste de premier ministre de M. Edouard Philippe qui n’est en rien le personnage « modéré » que la communication macronienne tente de mettre en scène. Bien au contraire, M. Philippe a les mains très sales, ou plutôt… radioactives. En effet, lorsqu’il travaillait pour la multinationale atomique Areva, il a participé à de sombres manœuvres dans les coulisses uranifères de la Françafrique.
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En octobre 2007, Edouard Philippe est nommé directeur de la communication et directeur des affaires publiques d’Areva. Son activité principale est alors de s’assurer de la collaboration de parlementaires acquis au lobby de l’atome. Il est ainsi en contact rapprochés avec Marc Vampa, député de l’Eure et président du groupe d’amitié France-Niger à l’Assemblée Nationale (*).
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C’est précisément pendant cette période, le 13 janvier 2008, qu’un accord est signé entre Areva et le pouvoir du Niger concernant l’exploitation de l’uranium, accord immédiatement contesté par le Mouvement des Nigériens pour la justice, mouvement touareg en rébellion contre le pouvoir central de Niamey (**).
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En effet, les maigres revenus de l’uranium, largement sous payé depuis des décennies par Areva, ne bénéficient en rien à la population, et encore moins aux Touaregs, alors que les mines d’uranium sont situées dans leurs zones traditionnelles de vie.
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Il est donc logique de considérer que les manoeuvres en coulisse de M Philippe ne sont pas étrangères aux graves troubles qui ont eu lieu par la suite dans la zone sahélienne (Niger/Mali) et dans le fait que, poussés par la misère, des groupes Touaregs aient fini par s’allier à des mouvements djihadistes.
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Mais, surtout, il est légitime de se demander pour qui agit M Philippe lorsqu’il est en charge des affaires publiques, que ce soit auparavant comme maire du Havre et désormais comme premier ministre.
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Une première réponse est apportée par le fait que, à peine assis dans le fauteuil de maire du Havre (aimablement offert par son prédécesseur qui a démissionné en cours de mandat !), Edouard Philippe a offert un pont d’or… à son ancien employeur Areva, pour qu’il installe deux usines d’éoliennes off-shore, projet finalement abandonné piteusement en septembre 2016 : il serait intéressant d’enquêter pour voir ce que la sympathie d’Edouard Philippe pour Areva a finalement coûté aux citoyens-contribuables…
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On notera d’ailleurs que, de 2007 à 2010, M. Philippe a cumulé sans état d’âme son poste chez Areva et son mandat d’adjoint au maire du Havre mais, aussi, que la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) lui a infligé un blâme pour avoir refusé de fournir des informations sur sa déclaration de patrimoine de 2014, pourtant exigées par la loi.
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(*) cf Charlie Hebdo, 29 avril 2009
(**) cf AFP, 17 janvier 2008

présidentielle- bilan

Publié le 17 Juillet 2017

Deux mois plus tard 
présidentielle- bilan
En gros, nombre de ceux qui pour chasser l'une ont voté pour l'autre ont refusé de voir qu'ils ont choisi  une des deux facettes d'un même projet, celui du capital financier dans sa phase ultime de laminage des libertés.
Pour ne pas le reconnaître la part de ceux qui ont voté Macron sont maintenant prêts aux pires contorsions qui vont les amener à se vautrer dans la bauge où pataugent les deux ex challengers et leurs troupes.
Comment vont-ils justifier l'assassinat des communes engagé avec le garrotage de leurs moyens financiers ? 
Une fois encore, (re) lisez donc Gramsci et Dimitrov, j'y ajouterai l'étude de Togliatti sur le fascisme italien.(édition de la nouvelle critique)
Rédigé par Canaille Lerouge

jeudi 29 juin 2017


Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Monsieur véto, pardon Monsieur ordonnances, avait promis une femme à la présidence de l'Assemblée nationale. Finalement, il a opté pour un vieux cheval de la politique politicienne, un mâle de surcroit.
De la vieille politique politicienne au perchoir de l'Assemblée nationale
François de Rugy a donc été élu président de l'Assemblée nationale par les députés macronistes y compris par les 49% de femmes composant ce groupe. Comme quoi en politique politicienne, chassez le naturel, il revient au galop.
François de Rugy, ex-patron de l'ex-groupe écolo lors de la dernière législature, avait tout entrepris pour être ministre de François Hollande. En vain, malgré reniements, courbettes et simagrées.
Et puis le vent tournant, comme beaucoup d'autres hors sol de la politique politicienne, il fut candidat macroniste. Un siège de député valait bien une messe.
Rectification: en fin de compte, François de Rugy, lorsqu'il débuta sa carrière politicienne, ne fut pas loin de là partisan de combattre le capitalisme, mais de l'humaniser avec une plus belle nature et de jolis zoiseaux gazouillant dedans. Cela tombe bien, le voilà sur le perchoir du palais Bourbon pour faire voter une politique des plus réactionnaires.
Dans le même temps, il va occuper l'hôtel de Lassay mitoyen du palais Bourbon. Ce n'est pas un hôtel de bas étage, mais un palais de l'Ancien régime. Cela tombe aussi pile poil. François Goullet de Rugy descend d'une famille lorraine anoblie en 1765. La dite famille fut admise en 1945 au sein de l'Association d'entraide de la noblesse française qui a pour objet l’entraide matérielle et morale entre ses membre.
Et le blason familial qui va avec: "D’azur au lion d’or rampant contre une fontaine d’argent."
Allez, ah ça ira, ça ira, ça ira... Ben oui, ça va pour monsieur François Goullet de Rugy. Non? Il devient le 3e personnage de l'Etat après Macronléon Bonaparte. Pour faire de la vieille politique.
D'ou peut-être cet autre blason qui pourrait s'accrocher à la porte de l'hôtel de Lassay:
De la vieille politique politicienne au perchoir de l'Assemblée nationale